Une crise qui touche désormais l’ensemble du territoire
En 2025, près de 100 % du territoire français est concerné par les déserts médicaux, y compris Paris. Les installations de généralistes libéraux ont reculé de 10 % en 2024, conséquence d’une formation longtemps sous-dimensionnée — passée de 9 000 étudiants dans les années 1980 à seulement 3 500 dans les années 2000 — et d’une désaffection croissante des jeunes médecins pour l’exercice libéral, au profit du salariat ou des structures collectives.
Des conséquences graves et des réponses encore insuffisantes
Sur le terrain, les effets sont concrets : délais d’attente pouvant atteindre trois mois, urgences saturées, renoncements aux soins et aggravation des pathologies chroniques, sans oublier une pharmacie sur trois menacée de fermeture. Face à cette urgence, le gouvernement a lancé en 2024 un pacte territorial avec 151 zones prioritaires et des cabinets solidaires tournants, mais ces mesures sont jugées tardives et insuffisantes par les syndicats médicaux.